Probiotiques
Mis à jour le 4 novembre 2026 · Evidently
Comment nous sélectionnons les preuvesEn bref : leur effet dépend entièrement de la souche. Certaines sont bien prouvées, notamment pour éviter la diarrhée pendant un traitement antibiotique.
C'est quoi ?
Des micro-organismes vivants, levures ou bactéries, qui agissent dans l'intestin. Chaque souche a un nom précis (ex. Saccharomyces boulardii CNCM I-745) et des effets propres.
Ce que la science montre
Une méta-analyse de 2015 portant sur plus de 4 000 participants montre que Saccharomyces boulardii réduit nettement le risque de diarrhée liée aux antibiotiques. Lactobacillus rhamnosus GG a des résultats comparables. Pour les ballonnements, certaines souches comme Lactobacillus plantarum 299v montrent des résultats encourageants.
Ce qui reste à prouver
Les produits « multi-souches » sans souche identifiée n'ont, pour la plupart, pas de preuve d'efficacité.
Pour qui c'est le plus utile
Pendant et juste après un traitement antibiotique ; ballonnements fréquents.
Comment les prendre
Pendant le traitement antibiotique et quelques jours après, à distance de la prise d'antibiotique pour les bactéries (S. boulardii, étant une levure, n'est pas affectée). Choisir un produit qui indique la souche exacte.
Précautions et interactions
Pas en cas d'immunodépression, de cathéter central ou de maladie grave en cours.
Questions fréquentes
Quel probiotique choisir ? Celui dont la souche exacte a été étudiée pour ton besoin.
Les yaourts suffisent-ils ? Ils sont bons pour la santé, mais ne contiennent pas forcément les souches étudiées.
Combien de temps les prendre ? Pendant le besoin : quelques jours à quelques semaines.
Sources
- Szajewska et Kołodziej, Alimentary Pharmacology & Therapeutics 2015 — méta-analyse S. boulardii — DOI 10.1111/apt.13344
- Essai randomisé, World Journal of Gastroenterology 2012 — Lactobacillus plantarum 299v (DSM 9843) dans le syndrome de l’intestin irritable — DOI 10.3748/wjg.v18.i30.4012
Cadre français — Selon la DGCCRF, le terme « probiotique » est une allégation de santé non spécifique. Pour les compléments alimentaires, son emploi comme nom de catégorie sur l’étiquetage peut être admis si les microorganismes correspondent à la définition des probiotiques, si la prise journalière apporte suffisamment de cellules vivantes d’une souche pour qu’une quantité significative atteigne le tractus gastro-intestinal et s’y développe (ordre de grandeur généralement admis : 10⁷ à 10⁹ cellules vivantes d’une souche par jour), et si aucune allégation relative à un effet autre que l’équilibre de la flore intestinale ne figure sur l’étiquetage ou dans les communications commerciales, sans préjudice de futures autorisations. Hors de ce cas particulier, cette allégation non spécifique doit être accompagnée d’une allégation de santé spécifique autorisée ou en attente en rapport avec l’action probiotique. Cette possibilité ne constitue pas une autorisation générale de promesses d’efficacité ni une validation d’un produit particulier.
DGCCRF · cadre français du terme probiotique, questions 30 et 31